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Jeunes Diplômés

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Comment choisir mon premier emploi ?

Il s’agit là d’un exercice difficile, d’une importance capitale. Votre premier emploi marquera la suite de votre carrière. Responsable de la division City et Retail au sein du cabinet de conseil spécialisé Michael Page International, Johan Brucale rappelle en effet qu’il « existe des compartiments étanches entre banque d’investissement et banque de détail par exemple. Il est donc impératif que les jeunes diplômés se renseignent sur le métier qu’ils visent et ses évolutions ».

Ce consultant note également que les jeunes diplômés ont une connaissance souvent encore trop vague des secteurs. On ne peut donc que vous recommandez de multiplier les stages au cours de vos études, de rencontrer des professionnels dans les domaines susceptibles de vous intéresser, de lire la presse financière et de vous familiariser avec les sites Internet spécialisés.

Par ailleurs, vous devez penser à votre premier emploi sur le long terme. « Une première expérience doit idéalement durer au moins trois à quatre ans. C’est une preuve de stabilité et aussi une période convenable pour développer ses compétences et se forger une opinion sur le métier. Il faut donc être très sélectif et exigeant sur les premiers postes », recommande Eduardo Sampaio, consultant pour le cabinet de recrutement Westpoint qui compare cette première expérience à la construction d’une maison.
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Quels sont les avantages d’un MBA ?

Cela dépend de ce que vous recherchez. Un MBA peut constituer un véritable atout si vous souhaitez changer de secteur d’activité, accéder à plus de responsabilités ou donner une dimension plus internationale à votre CV. Nombre d’anciens diplômés considèrent cette formation comme un « accélérateur de carrière ». Un MBA peut garantir un meilleur salaire et permettre de viser des postes à responsabilité ou ouverte sur l’étranger.

N’oubliez pas cependant qu’un MBA représente une charge de travail importante et un réel investissement financier (de 10 à 60.000 euros, sans compter l’arrêt de votre activité).
En outre, votre formation n’aura de valeur que si l’établissement dans lequel vous l’effectuez est reconnu. Enfin, il est important de rester réaliste quant à vos attentes. Vous ne serez hélas pas la seule personne à faire valoir une formation de prestige.
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L’audit est-il un bon tremplin vers la banque ?

Souvent considéré comme un 4ème cycle, l’audit est un métier extrêmement formateur car il permet d’acquérir méthodes de travail, rigueur, compétences techniques et connaissances approfondies de plusieurs secteurs d'activités.

« Commencer son parcours en audit ne vous empêchera pas de vous orienter en banque par la suite, commente Eduardo Sampaio, consultant pour le cabinet de recrutement Westpoint. À la condition de vous spécialiser dans l’audit bancaire afin d’être en contact avec ce secteur ». Vous travaillerez alors souvent avec d’anciens opérationnels en banque. La perméabilité entre cabinets d’audit et banques est importante. « Il existe un fort développement de cellules d’experts intervenant sur des problématiques pointus liées au secteur bancaire : risk management, optimisation des process de gestion, capital market, etc. », poursuit ce consultant. Travailler dans le monde de l’audit vous aidera donc aussi à mieux définir le métier que vous souhaitez exercer au sein de la banque.

Dans la perspective d’une évolution vers l’analyse financière, vous pourrez également combiner quelques années en audit externe avec une expérience dans les activités de transactions services, en intervenant sur des missions de « due diligences » et en participant à des LBO ou opérations de fusions-acquisitions. Il s’agit cependant d’un milieu élitiste, très prisé par les candidats. Et les débouchés y sont rares, malgré un développement fort de ce type d’interventions.

De manière générale, passer d’un domaine tel que l’audit à la banque d’investissement, secteur relativement cloisonné, ne va pas de soi. S’il n’est pas forcément nécessaire de commencer sa carrière en banque pour y faire carrière, les candidats qui parviennent à passer du conseil ou de l’audit à la banque d’affaires restent minoritaires. Les fusion-acquisitions sont certainement le secteur le plus ouvert aux candidats ayant eu une expérience préalable dans l’audit.

En conclusion, interrogez-vous sur les raisons que vous auriez à commencer par l’audit si votre envie est de travailler en banque. Votre envie de travailler dans ce domaine doit être réelle afin d’y exceller et de profiter au mieux de l’expérience.
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Jusqu’où peut-on retravailler son CV ?

Il est parfaitement normal, et même conseillé, d’ajuster son CV pour un poste particulier. « J’ai récemment eu l’exemple d’un candidat qui a posé sa candidature pour un poste de Credit Officer en mettant l’accent sur son travail de Relationship Manager, raconte un recruteur. Il n’a quasiment pas mentionné le fait que l’analyse de crédit faisait partie intégrante de ses responsabilités. En modifiant le ton de son cv, en soulignant les éléments les plus révélateurs et en omettant ceux qui le sont le moins, il a immédiatement attiré l’attention ». Bref, ce n’est pas un mensonge mais une technique marketing pour se vendre le mieux possible.

En revanche, il n’est pas acceptable de déformer ou, pire, d’inventer délibérément une information. Dans le monde de la banque, il y a eu récemment de nombreux cas d’employés licenciés pour avoir falsifié des informations sur leur CV.

Parallèlement, n’oubliez pas de formuler vos attentes dans une courte lettre d’accompagnement, véritable complément du CV. Vous spécifiez ainsi vos objectifs professionnels ou, si vous n’avez pas d’attentes précises, laisser une porte ouverte à l’employeur en spécifiant votre disponibilité à toute réflexion pouvant valoriser à la fois votre parcours académique et les traits caractéristiques de votre personnalité que vous citez alors brièvement (esprit d’initiative, goût du contact, créativité, etc.). Vous pouvez aussi faire appel à la connaissance des différents métiers de votre interlocuteur. La lettre doit être courte et claire et laisser filtrer une double sensibilité professionnelle et personnelle.
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Comment intégrer une banque avec un profil IT ?

La meilleure passerelle pour intégrer une banque de marché reste les SSII (Sociétés de Services en Ingéniérie Informatique), selon Stéphane Mansaud, chasseur de tête chez Kovadis. En effet, la plupart des établissements financiers sous-traitent une grande partie de leurs projets informatiques à ces sociétés. Ainsi, « on peut rester dans une banque dans le cadre d’une mission chez ces prestataires jusqu’à trois ans », explique Stéphane Mansaud. Après quoi les banques n’hésitent pas à puiser dans ce vivier d’experts.

Pour autant, ne négligez pas la piste des éditeurs de logiciels. Une expérience chez ces créateurs de programmes, rendus spécifiquement compatibles aux systèmes d’information (SI) des établissements financiers, permet d’acquérir une expertise très pointue. « Nos consultants IT développent une vaste compréhension du cahier des charges des sociétés clientes. Ils acquièrent une expertise sur un logiciel et une connaissance des marchés que l’on ne trouve pas ailleurs », explique Anne-Laure Potteck, responsable du recrutement chez l’éditeur de logiciels Murex.
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Puis-je changer d’orientation professionnelle ?

Il est important de suivre vos envies. Sachez néanmoins que votre réorientation ne sera pas évidente. Les banques par exemple recherchent des profils de plus en plus spécialisés. Une formation complémentaire sur votre CV prouvera votre motivation et votre investissement. Optez dans l’idéal pour un master professionnel ou un diplôme universitaire en finance.

Pour autant, les recruteurs sont largement conscients qu’une carrière ne se trace pas en ligne droite. Comme le précise Olivier Noiton, responsable du recrutement des jeunes diplômés au sein de Crédit Agricole SA, « une carrière peut se construire au fil de métiers différents ».

Quelle que soit votre orientation, il s’avère important de toujours rester honnête. Votre CV et votre lettre de motivation doivent refléter avec justesse votre parcours.
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Comment travailler comme comptable au sein d’une banque ?

« Les profils comptables recrutés par les banques sont plus souvent des cadres expérimentés que des jeunes diplômés », relève Pierre-Antoine Bouillet, consultant chez Robert Half Finance.

Cela dit, certains postes sont accessibles via des agences d’intérim pour des missions ponctuelles. « Comptez tout de même deux à cinq ans d’expérience pour que votre candidature soit prise en compte », précise-t-on chez Adia, agence de recrutement.

Par ailleurs, « la comptabilité bancaire nécessite une formation spécifique », prévient Franck Buissière, stagiaire au sein du service de comptabilité de BNP-Paribas.
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Quel stage pour une carrière en front-office ?

« Le premier stage que vous allez effectuer est déterminant pour la suite. Si votre désir est de travailler en front office, faites un stage en front office dès maintenant, sans passer par d’autres domaines, conseille Carole Jean-Baptiste, consultante senior au sein de Robert Half et spécialisée dans les métiers de la banque de financement et de la gestion d’actifs. Les banques vont vers l’hyperspécialisation et les premières expériences de votre CV sont absolument déterminantes pour la recherche de votre premier emploi ». L’idée de tester une autre voie avant de démarrer sa carrière pour laquelle on est destiné n’est pas, de ce point de vue, pertinente.

Enfin, les jeunes candidats doivent effectuer de préférence leurs stages chez des acteurs reconnus, qui donneront à votre CV les meilleures chances.
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Un informaticien peut-il devenir trader ou gérant de portefeuille ?

L’évolution vers ces métiers propres à la finance est possible pour les plus talentueux. Intégrer une salle de marché en tant qu’ingénieurs support par exemple est « l’occasion d’apprendre sur le tas et de se faire une opinion sur ces métiers très stressants et répétitifs, souligne Alexandre Bonin, chasseur de tête chez RCBF Consulting. Les banques ont plus de temps pour observer les ingénieurs et ainsi évaluer leurs compétences techniques et comportementales avant de leur proposer des postes en interne ».

Tout dépend toutefois de votre profil. Autant vous armer d’une bonne formation en finance de type master professionnel pour optimiser vos chances.

Si vous ne parvenez pas à réaliser ce but, il reste que la finance est un marché très porteur pour les informaticiens, leur offrant des packages très attractifs. « Le salaire fixe des fonctions IT en finance peut être 7 à 10 % supérieur aux salaires dans les télécommunications, Internet ou les transports, explique Alexandre Bonin de RCBF Consulting. Les salaires variables (intéressement, primes et bonus) peuvent atteindre entre 15 % et parfois 50 % de la rémunération de base ». En marge de ces données, la surenchère des salaires due à la pénurie des compétences de haut niveau donne du fil à retordre aux recruteurs.

Les véritables critères à privilégier restent le choix de la société, le contenu de la mission et les perspectives d’évolution.
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Qu’en est-il de l’expérience à l’étranger ?

N’hésitez pas un instant ! Tous les recruteurs et professionnels ayant acquis une expérience à l’étranger s’accordent à le dire. C’est un moyen d’améliorer vos compétences professionnelles, de découvrir une culture différente et de perfectionner vos langues étrangères. Reste à trouver la bonne opportunité.

Si vous êtes déjà en entreprise, évaluez les possibilités de mobilité en interne. Sinon, n’hésitez pas à orienter vos recherches vers l’étranger, et ce dès votre premier emploi.

Londres figure parmi les capitales les plus prisées mais d’autres destinations telles New York, Tokyo ou encore Francfort sont également envisageables.

Si vous lancez votre recherche depuis la France, les chambres de commerce offrent souvent une mine d’informations. Les cabinets de recrutement internationaux peuvent également vous orienter vers leurs bureaux basés dans le pays qui vous intéresse. Enfin, peaufinez votre anglais avant de partir !
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Vers quel secteur s’orienter ?

Tout dépend de votre formation. Un Bac+3 offrira davantage de débouchés en banque de détail, dans certaines fonctions du back-office, de l’audit et de la comptabilité tandis qu’un Bac+5 donnera plus facilement accès aux secteurs de la banque de financement, de la gestion d’actifs ou encore de la banque privée.

Eduardo Sampaio de Westpoint note par ailleurs qu’actuellement « l’audit est sans conteste le débouché de référence pour les candidats ».

Pour les jeunes diplômés qui ne trouvent pas l’emploi de leur rêve,mieux vaut privilégier privilégier les secteurs où la pénurie de candidats sévit. « Les institutions financières cherchent souvent des candidats ayant entre quatre et sept ans d’expérience mais dans la mesure où elles ne trouvent pas toujours des professionnels aussi expérimentés, nombre d’entre elles se replient vers les jeunes diplômés », commente Martin Dixon, directeur au sein du cabinet Hays.
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La comptabilité est-elle faite pour moi ?

« Oui, si vous êtes à l’aise avec les chiffres », affirme Laurence Audegon, DRH chez Cetelem. C’est un pré-requis indispensable ! La saisie d’écriture constitue par ailleurs un passage obligé pour les débutants. La plupart des comptables qualifiés possèdent ainsi des bases solides en mathématiques et en économie.

Outre une maîtrise de l’anglais, une pratique courante des logiciels informatiques tels SAP (systèmes, applications et produits pour le traitement de données) et une bonne connaissance des nouvelles normes internationales (IAP, IFRS) figurent parmi les compétences à faire valoir.

Si les BTS et les DUT en comptabilité sont toujours appréciés, le DECF (Diplôme d’Etudes Comptables et Financières) reste un excellent tremplin vers des postes à plus grandes responsabilités.

Toutefois, « vous pouvez passer les diplômes d’expertise comptable tout en exerçant votre métier », rassure Sabine Fouchier, senior manager chez Ernst & Young. Un diplôme d’école de commerce vous permettra aussi d’accéder plus rapidement à des responsabilités.
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